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Économie circulaire : Réparer au lieu de jeter

L’avenir s’annonce beau pour les services de réparation. Non seulement de plus en plus de consommateurs en ont assez du «acheter-jeter» et de l’immense gaspillage que cela entraîne, mais l’engouement pour les tutoriels de réparation et les groupes d’entraide bat son plein sur Internet et un peu partout au Québec.


économie circulaire réparer soi-meme son frigo

L’Office de la protection du consommateur (OPC) définit la réparabilité comme étant «le degré de facilité pour une personne de pouvoir réparer ou faire réparer ses biens ou appareils domestiques». Concrètement, cela implique la disponibilité des pièces de rechange à un prix raisonnable, l’information technique de même que la facilité à démonter et à remonter un appareil.


L’Office propose cette définition dans le cadre d’une consultation publique sur la durabilité, la réparabilité et l’obsolescence des biens de consommation qui a pour objectif d’élargir la Loi sur la protection du consommateur (LPC). Il étudie actuellement les mémoires soumis par des acteurs du monde de la consommation et fera ensuite ses recommandations au ministère de la Justice.


Pour l’heure, les bénéfices de la réparabilité semblent clairs : vous ne dépensez pas pour l’achat d’un nouvel appareil et, par le fait même, vous réduisez l’empreinte environnementale associée à la production de ce bien.



Cote de réparabilité


Les gouvernements ont aussi un rôle à jouer dans l’histoire, selon François Delorme. L’économiste croit qu’un incitatif fiscal, comme un crédit d’impôt, pourrait facilement s’appliquer au Québec. L’adoption d’un modèle d’économie circulaire stimulerait aussi la réparabilité.

Nos cousins de l’Hexagone ont une longueur d’avance sur nous pour ce qui est de la réparabilité des appareils. En effet, en janvier 2020, le gouvernement français adoptait la Loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire prévoyant l’affichage d’une cote de réparabilité qui permettra au consommateur de savoir si son bien est «réparable», «difficilement réparable» ou «non réparable».


Cette cote sera représentée à l’aide d’une note sur 10 apposée directement sur le produit ou sur son emballage, et sur le lieu de vente. Objectif: atteindre un taux de réparation des produits électriques et électroniques de 60 % d’ici cinq ans. Cette mesure entrera en vigueur en 2021.


Entretemps, les Français sont soutenus par la Loi Consommation, entrée en vigueur en 2015. Celle-ci prévoit, notamment, que les détaillants affichent sur le lieu de vente jusqu’à quand les pièces détachées seront offertes. Ils ont aussi un délai maximal de deux mois pour les fournir sur demande.


Toujours sur le Vieux Continent, l’entreprise néerlandaise Fairphone propose quant à elle un téléphone intelligent dont la cote de réparabilité est évaluée à 10/10 par iFixit, une plateforme en ligne qui répertorie les manuels de réparation d’une foule de produits électroniques.


Définition de l'économie circulaire


Selon le Pôle québécois de concertation sur l’économie circulaire, il s’agit d’un « système de production, d’échange et de consommation qui vise à optimiser l’utilisation des ressources à toutes les étapes du cycle de vie d’un bien ou d’un service, dans une logique circulaire, tout en réduisant l’empreinte environnementale et en contribuant au bien-être des individus et des collectivités ».




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